Le président de Crim’HALT, et le porte parole du collectif Massimo Susini, Jean-Toussaint Plasenzotti étaient les invités de @france3corse. Retour sur le voyage d’étude à Ostia, de l’association Crim’HALT, en partenariat avec l’association NOI (NOUS), qui s’est formée sur l’antimafia sociale grâce au projet européen Erasmus+.
En direct de Casal di Principe, le président de Crim’HALT prépare le prochain voyage d’étude de l’association, toujours dans la même veine, celle de découvrir les dispositifs qui peuvent inspirer le législateur en France.
Dans les années 80, il y avait dans cette région 1 homicide par jour. Aujourd’hui, la ville compte 54 biens confisqués sur 20 000 habitants, 25 sont réutilisés à usage social – comme ce restaurant confisqué à un mafieux, où travail des personnes en situation de handicap mais encore des anciens toxicomanes.
Séjour sur les terres libérées de la mafia : mieux faire face à la grande criminalité en France
Cette commune est devenue ce qu’elle est grâce à un maire antimafia, mais aussi grâce aux implications citoyennes. L’emprise mafieuse n’est pas une fatalité et nécessite une réponse collective.
Depuis plusieurs années, le collectif Massimo Sussini et l’association Crim’HALT défendent depuis plusieurs des réformes législatives, comme la signature en France du décret d’application pour les collaborateurs des justices, la loi d’usage social pour les bien confisqués et plaide la cause des victimes innocentes.
Les 4 et 5 décembre dernier le Parlement français adoptait à l’unanimité le renforcement de la loi de saisie et des confiscations des avoirs criminels. La confiscation obligatoire est un pas majeur pour changer de paradigme culturel.
En réponse au Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin refusant de « photocopier la législation italienne » , le président de Crim’HALT objecte :
« Nous ne sommes pas là pour photocopier simplement les JIRS, la JUNALCO, la confiscation, l’usage social des biens confisqués, la collaboration, la coopération d’ancien gangsters avec la justice, ce sont toutes des dispositions qui nous viennent d’Italie et c’est la Commission européenne, le Parlement européen qui nous ont incité à le faire, donc nous ne sommes pas là pour photocopier mais pour s’inspirer des bonnes pratiques et c’est ce que nous enseignent les séjours Erasmus« .
